hasses, pêches et excursions. Lac Masketsy. 1920. Centre interuniversitaire d’études québécoises, Collection René-Hardy, Fonds Ernest L. Denoncourt, Série chasse, pêche et forêt

Draveurs défaisant un embâcle au pied de la chute de La Tuque. Flottage du bois et drave. 1921. Centre interuniversitaire d’études québécoises, Collection René-Hardy, Fonds Groupe de recherche sur la Mauricie, Série Forêt, N60-116.

La Tuque. Centre interuniversitaire d’études québécoises, Collection René-Hardy, Fonds Diapos GRM, DIAPO_GRM_144.

L'origine canadienne-française du toponyme « La Tuque » date du début du xixe siècle.

La montagne en forme de tuque qui a donné son nom à la ville de La Tuque, est située entre la rivière Saint-Maurice (rive gauche) et l'usine Smurfit-Stone (papetière) devenu RockTenn en janvier 2011. Le sommet de cette montagne s'élève à environ 245 mètres. Il est situé à 200 mètres de la rivière et à environ 400 mètres en amont (côté nord-est) de la centrale hydroélectrique de La Tuque.

À l’époque où les trappeurs et traiteurs de la Nouvelle-France sillonnaient la rivière Saint-Maurice (d'une largeur de 1,5 à 2 km par endroits) et la rivière Bostonnais, le repère le plus reconnu du secteur était une montagne rocheuse d’aspect plutôt pelée, ayant à son sommet quelques sapins. Son aspect de tuque a influencé les autochtones et les coureurs des bois d'ascendance française. Ce sommet à proximité de la rivière a été désigné comme étant le repère principal du secteur, étant visible depuis plusieurs kilomètres en aval et en amont3. La Tuque était née, au moins traditionnellement sinon officiellement.

L’explorateur François Verreault le décrit ainsi en 1823-24 : « Les voyageurs le nomment la Tuque, à cause d’une montagne haute, dont le pic ressemble à une tuque. Ce portage est d’une lieue, avec des fortes côtes à monter. » Jadis, le sommet de cette montagne servait à l'observation de la navigation sur la rivière et la surveillance de territoire environnant.

En Amérique, une « tuque » est un bonnet de laine, généralement doté d'un pompon à son sommet, utilisé en hiver pour couvrir la tête. Ce terme est utilisé depuis très longtemps.

La ville de La Tuque est située à 167 km au nord de Trois-Rivières. L'agglomération de La Tuque est constituée d'un territoire de 28 421,48 km2 dont 3 316 km2 sont recouverts d'eau douce. Elle est donc la seconde municipalité du Québec après Baie-James et la 6e au Canada. Cette ville est située au nord de la Mauricie et fait partie de l'agglomération de La Tuque dont elle est le chef-lieu. Elle partage ses limites avec 6 municipalités (Senneterre, Baie-James, Lac-Bouchette, Lac-Édouard, La Bostonnais et Trois-Rives) et 12 territoires non organisés. Elle enclave aussi 2 réserves autochtones, Wemotaci et Obedjiwan.

1651 : arrivée du premier blanc jusqu’au territoire amérindien Atikamekw dans le but de les évangéliser. Environ 550 Amérindiens occupent les rives de la rivière Saint-Maurice. Le père Jacques Buteux (premier missionnaire jésuite de la région) fut l’un des premiers blancs victimes des raids iroquois.

Fin du xviiie siècle : Les Atikamekws, en guerre contre les iroquois et victimes des épidémies de variole, sont presque anéantis. Ces nomades fréquentaient assidûment les postes de traite installés par la Compagnie de la Baie d’Hudson.

1680 : la traite des fourrures augmente. Une trentaine de blancs parcoururent le territoire. La Compagnie du Nord-Ouest et la Compagnie de la Baie d'Hudson intensifient la traite souvent au détriment des autochtones. Des postes de traite sont installés aux Piles, à la Rivière-aux-Rats, à La Tuque (1700), à la rivière Vermillon (La Tuque), à Parent et à Weymontachie.

Milieu du xixe siècle : La colonisation euro-québécoise de la Haute-Mauricie débute vraiment grâce à l’exploitation forestière.

L'usine de la Smurfit-Stone. Les pâtes et papiers constituent la principale industrie de la région.
1908 : installation de la St-Maurice Industrial Co. dans la région de La Tuque, industrie d’exploitation papetière. Elle profita de la demande accrue de papier de la part des États-Unis, due à l’épuisement des forêts du nord-est américain.

Première partie du xxe siècle : la Shawinigan Water and Power Company procède à l’installation de barrages hydro-électriques à Rapide-Blanc, à La Trenche, au Beaumont et à La Tuque. Ils fournissent l’énergie nécessaire à l’établissement de grandes usines papetières et au développement économique.

Années 1930 / 1950 : la hausse du niveau de vie produit une classe de population à la recherche d’aventure : les chasseurs et pêcheurs. La région offre un tel potentiel faunique qu’elle attire les chasseurs des autres régions du Québec, mais aussi des autres pays, de septembre à novembre selon les races dont la chasse est permise. L’orignal, qui était autrefois encore considéré comme une ressource pour gens démunis devient à la mode, autant pour le goût de sa viande que pour le trophée. Le « panache » (les bois) de cet élan est le plus grand de la planète. Avant que le gouvernement n’instaure des lois régissant la chasse, la population d’orignal a frôlé l’élimination. Il est heuresement de retour en force! Actuellement, les compagnies d’Aventures Nature attirent toujours autant les amateurs de la planète entière pour la chasse et la pêche, avec un nombre considérable de lacs à truites, ombles de fontaine, brochets et dorés de la région.

Années 1970 : l’apogée de la ville. Des événements sportifs et touristiques y ayant lieu attirent des gens du monde entier pour y participer. Le « 24 Heures International de nage de La Tuque » convie des nageurs du monde entier (Européens, Américains, Africains - dont des Égyptiens) à venir participer à une compétition en équipe, ininterrompue sur 24 heures d’affilée. Les touristes et les habitants venaient en grand nombre pour y assister, ainsi qu’aux dizaines d’activités parallèles installées autour du lac Saint-Louis, lac où se tenait la compétition. La compétition a malheureusement cessé ses activités vers 1980. La Classique internationale de canoë » est aussi présente, mais depuis beaucoup plus longtemps, et est toujours en vigueur. Des équipes de 2 personnes en canoë de rivière, ainsi que des équipes multiples en rabaska, prennent le départ depuis La Tuque pour descendre le cours de la rivière Saint-Maurice jusqu’à Trois-Rivières. Le tout se fait en un weekend, par étapes. Des équipes internationales s’y joignent tous les ans. Durant ces années, la population directe de la ville se situe à peu près à 13 000 habitants.

 

Sources: 

Gouvernement du Québec, « La Tuque » [archive], Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire,‎ 8 janvier 2011

Centre interunivesitaire d'études québécoises:http://mauricie.cieq.ca/index.php?p=banque_de_photographies